Depuis le rapport Martre de 1994, l’Etat a inscrit l’intelligence économique dans sa politique tandis que les TPE et PME font différentes tentatives pour gérer et intégrer au mieux les veilles dans leur quotidien.
Bien que les dirigeants disposent d’un arsenal de subventions pour initier les démarches, la « mayonnaise » ne prend pas !
Le conférencier a démontré qu’il ne pouvait en être autrement, tant que l’état d’esprit de tous les salariés n’était pas dans la posture d’éveil.
L’intelligence économique est une attitude de tous les instants, repérable par les prises de position du dirigeant, l’intention manifestée dans les situations critiques.
Le dirigeant doit s’appuyer sur les acteurs internes et externes et sur l’institutionnel, car l’IE dépasse de loin la dimension de la seule entreprise et n’est pas la somme de toutes les veilles, comme chacun sait.
C’est à partir de ce constat que les industriels d’Abbeville ont pu échanger avec l’intervenant sur les problèmes concrets rencontrés au niveau des veilles commerciale, technologique, scientifique et juridique.
Ils ont parfaitement conscience que l’IE n’est pas encore leur priorité à ce stade de leur développement.
La principale difficulté qui s’est dégagée de ces échanges, c’est de maintenir la vigilance en interne pour faire le lien entre toutes les veilles pour enrichir les signaux faibles, sans pour autant mettre en place un système de gestion d’informations trop complexe dans les entreprises de taille modeste.
Les responsables ont aussi souligné la difficulté d’avoir des informations de bon niveau, pragmatiques localement en région.
L’animateur a mis en exergue la difficulté de mesurer et repérer un signal faible pour les salariés, si ces derniers n’ont pas une conscience aigue des valeurs fortes de l’entreprise et une visibilité suffisante (à leur niveau) des projets stratégiques.
Il a ensuite attiré l’attention sur les modes de protection à mettre en place depuis les contrats de travail, les enveloppes Soleau en sortie de réunion, les stagiaires, les visites d’entreprises et les soi-disant partenaires (fournisseurs divers et variés), sans oublier les protections traditionnelles telles que les modèles, marques et brevets à déposer avant toute présentation publique ou réunion avec des clients importants, encore une attitude à instaurer plus que des procédures à créer.
Les veilles par l’éveil, leit-motiv des entrepreneurs du futur !
Rédigé par M. Richard Chaigneau