Dans les locaux de l’ISAM à Amiens, et devant 250 personnes, la conférence a débuté d’une façon étrange…
S’approchant du micro tenu par une personne, le conférencier a sorti de sa poche un objet en deux parties et les frappant a émis trois sons lentement qui ont résonné dans tout l’amphithéatre.
C’était un tingsha, appareil musical tibétain utilisé pour indiquer la fin de la méditation.
Le conférencier a alors indiqué l’importance de vivre l’instant présent, d’apprécier les situations et d’être bien centré pour utiliser toute sa créativité dans la vie quotidienne.
Ensuite un powerpoint d’une soixantaine de diapositives, bien illustré, a permis à l’assemblée d’avoir des repères clairs avec des images souvent très explicites et surprenantes.

Dès le début, le conférencier posa quelques principes :

– le fait que tout produit nouveau est le fruit d’un travail humain,
– notre positionnement est le fruit de notre engagement dans la vie,
– qu’il n’y a pas de hasard et que l’on a les clients que l’on mérite,
– que nous n’avons pas de défaut mais que des qualités que parfois nous ne mettons pas à l’œuvre.
Ensuite, il souligna tous les domaines touchés par la créativité et plus particulièrement ceux liés au marketing, à la communication et au management, étant dans les locaux d’une école de commerce.
Puis, il fit un parallèle avec notre positionnement personnel, le sens de notre vie, le service que nous rendons grâce à notre métier.
Ce qui l’a amené à exprimer que la force est en nous, tel un starwarien !, et qu’il faut :
– croire en son potentiel
– être rigoureux dans la créativité
– s’exercer pour maîtriser les différents outils de créativité, parfois délicats à manier
– et ne pas hésiter à utiliser toutes les ressources de notre cerveau, nos six types d’intelligence : symbolique, mentale, concrète, analytique, rationnelle et sensible.
Ensuite, un événement imprévu est arrivé : une personne descendant les gradins a demandé à prendre la parole durant trois minutes, un peu surpris le conférencier a accepté : il s’agissait d’un magicien (M. Frédéric Loth) qui nous a montré en close-up un petit tour sympathique de créativité.
Bien entendu, le conférencier était de mèche et cela a renforcé le contenu professionnel de la conférence.
Puis, le processus créatif a été décrit avec ses trois phases : rationnelle, éloignement et rationnelle.
Les familles d’outils les plus usitées ont été balayées : combinatoires et matricielles, analogiques, associatives et oniriques avec des exemples illustrés.
Deux cas concrets sont venus souligner l’importance de la traduction et de la déclinaison de la créativité dans la vie quotidienne et professionnelle :
– cas Concerto (communication de trois entreprises en commun avec adhésion des salariés),
– cas Saint-Marmitin (croissance commerciale à deux chiffres sans changer la structure commerciale uniquement en explicitant les valeurs du produit dans une communication pertinente et cohérente avec à la clef pour le client, prix des confitures 2003, prix des saveurs 2004 et prix de l’innovation 2005 !).
Un aparté sur la protection intellectuelle et industrielle a permis de balayer rapidement l’impact de l’Inpi depuis l’enveloppe Soleau pour prendre date au dépôt de marque commerciale avec ses recherches d’antériorité à l’identique, par similitude et au niveau du siret d’entreprises.

La conclusion interpelait les personnes présentes pour utiliser la créativité comme critère de différenciation :
– tout le monde étant créatif
– cela ne dépend que de Nous
– nous développons 6 types d’intelligence
– nous nous valorisons
– cela permet de mieux nous connaître
– nous sommes plus libre et plus autonome
– nous maîtrisons mieux notre vie
– nous conjuguons ainsi les aspects masculin et féminin en nous et développons l’humilité, l’ouverture en appréciant la richesse de la diversité.
Le dernier message du conférencier était plein d’espérance : « ayez confiance en vous, vous êtes créatif ! »
Rédigé par M. Richard Chaigneau